09 juillet 2009
Un éden à l'ouest...
Qu'en est-il du dernier film de Lars Von Trier, le sulfureux et controversé Antichrist ? Ce curieux long-métrage laisse le spectateur bien perplexe. Et même dégoûté. Un concentré d'horreur... Mais dans quel but? Le réalisateur avouait à Cannes qu'il traversait, au moment de l'écriture et du tournage, une profonde dépression, et qu'Antichrist avait été sa thérapie. Dès lors, on comprend mieux pourquoi ce film déroute puisqu'il est le fait d'un
inconscient malade, visiblement peu cohérent. Bref, Antichrist semble être le résultat expérimental que serait une catharsis cinématographique, éveillant les pires démons, les plus noires obsessions d'un réalisateur... tourmenté.
« Eden », lieu étrange, clairière brumeuse. Une petite cabane et un silence de mort. Un couple y débarque. Lui (Willem Dafoe), psychanalyste, souhaite effectuer un travail de deuil qui s'annonce des plus éprouvants avec sa jeune épouse (Charlotte Gainsbourg) que la mort de son jeune fils – défenestré alors que ses parents faisaient l'amour – a littéralement dévastée. En effet, après un prologue bergmanien – au ralenti et en noir et blanc – sur un fond de Haendel, le couple s'engouffre dans les bois,
et, dans cette ambiance lourde et pesante, va commencer une série d'événements aussi injustifiés qu'injustifiables, à la gloire de la plus calamiteuse horreur qui soit.
Rongée par le remords, la jeune femme rejette la faute sur son époux que la tournure des événements va peu à peu dépasser. Entre cris et chuchotements, ils vont se déchirer puis se réconcilier, au rythme des violents assauts nymphomanes du personnage de Charlotte Gainsbourg.
En cette dernière vont alors s'insinue des croyances malsaines, portées par le drame qu'elle vient de vivre. Impuissante et fautive face au décès de son enfant, elle développe l'idée que la nature est l'église de Satan. Pire : ayant étudié les féminicides au cours des âges – elle préparait une thèse dont elle avait d'ailleurs écrit quelques fragments à Eden –, elle en vient à penser que le Mal peut tout aussi bien habiter les femmes, comme il habite les hommes, la nature étant son œuvre absolue.
La fin du film sonne le glas impuissant de ces Adam et Ève déchus ; la jeune femme, comme possédée, cogne le sexe de son mari, le fait éjaculer, une dernière fois, un sperme ensanglanté, pour finalement s'éventer le sexe d'une paire de ciseaux. La boucle est bouclée.
Une certaine esthétique reste à sauver. Même si ce film est le réceptacle de métaphores à la facilité presque
grotesque (animaux morts-nés), on pense à un certain panthéon pictural (Bosch, l'Ophélie de Millais, Goya et pourquoi pas Bruegel, pour la scène finale), influences non-négligeables qui donnent au film une beauté certaine. Mais qu'est-ce que l'esthétisme lorsque le fond est intolérable en tout point ? De plus, les incursions fantastiques, comme cet étrange bestiaire sanglant et parlant, enlisent ce film dans l'invraisemblable. Expression d'une misogynie sans bornes, d'une hésitation religieuse, véritable foutoir sémantique, Antichrist interpelle, intéresse mais, par sa maladresse absurdement assumée, par ses prétextes bancals, déçoit définitivement.
12:30 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antichrist, von trier, film, gainsbourg, dafoe, cannes
23 juin 2009
Dualités indécises
Le dernier film de Marina de Van, Ne te retourne pas, est double, piètrement double. A tous les niveaux. De par ses deux personnages qui n'en font qu'un – Sophie Marceau se transforme en Monica Bellucci –, mais également par cette oscillation indécise qu'il impose au spectateur, entre deux genres, deux thématiques et, donc, deux niveaux d'appréciation entre lesquels il devient confus de se situer.
Sophie Marceau incarne Jeanne, une jeune mère de deux enfants se voyant refuser son premier roman, une sorte de recueil de souvenirs d'enfance. L'éditeur semble déplorer les descriptions cliniques, froides, qui lui apparaissent
comme détachées de leur auteur. Et pour cause : un grave accident a fait perdre au personnage de Marceau tous ses souvenirs avant l'âge de huit ans. Elle a donc dû, et non sans douleur, se composer une enfance avec les fragments rapportés par sa mère, interprétée par l'excellente Brigitte Catillon.
Dès lors, la vie de Jeanne se délite. Tout ce qui lui est familier change de forme, de couleur : de la table de sa cuisine au visage de son mari et de ses enfants, c'est l'univers d'une autre qui lui apparaît tout entier, avec la somme de troubles qu'une aussi incompréhensible métamorphose peut provoquer.
C'est donc à ce moment-là que vient se greffer, par petites touches, le visage de Monica Bellucci sur celui de Sophie Marceau. Celle-ci finit d'ailleurs par disparaître complètement sous les traits de la belle italienne.
S'ensuit alors une poursuite un peu molle d'un passé en eaux troubles sous le soleil d'une petite bourgade italienne, pour dénouer cet imbroglio qui vacille du passionnant au grotesque...
Le problème du film vient de l'explication de cette étrange mutation. C'est donc à Bellucci que Marina de Van a confié le sale boulot. Le début du film n'a rien de dérangeant, Marceau fait jouer ses talents d'actrice pour pallier les défaillances du scénario qui, s'il semble avoir été très travaillé du point de vue de l'intrigue, a été littéralement bâclé pour ce qui est des dialogues. On se surprend parfois à rire tant l'absurdité de certaines phrases tranche avec le caractère dramatique du fond. Et, justement, cette spirale alambiquée qui fait s'enchevêtrer l'histoire des deux femmes comporte elle aussi quelques maladresses. Car, lorsqu'il s'agit de liens familiaux, il devient irréparable pour la qualité du film de laisser passer une seule erreur généalogique.
Marina de Van a voulu jouer sur la force des phénomènes de l'inconscient. Elle a voulu filmer, à rebours, le résultat psychique d'une forte amitié qui vire à une trop forte identification à l'autre. Dès lors, son film aurait pu se contenter du statut de bon thriller psychologique, et l'on aurait considéré ce changement de visage et de corps comme l'aveuglement provoqué par l'inconscient. Comme si Marina de Van avait placé sa caméra dans la tête de Bellucci (oui, car c'est elle, ne vous fiez pas aux apparences, qui a un véritable problème !). Mais il a fallu qu'elle recoure à de bien piètres effets spéciaux opérant de longs morphings sur le visage de Sophie Marceau, qui, précédée de son mari, devient monstrueuse, flanquée d'une joue et d'un oeil appartenant à sa collègue italienne. Pire encore, la scène de transformation définitive, pendant laquelle Marceau ou Bellucci (on ne sait plus) endure une terrible douleur, accentue cette indécision entre deux explications - celle, encore plausible, du pouvoir de l'inconscient, confrontée à l'issue facile du fantastique.
Pour signifier quoi ? L'âpreté du retour à la réalité, du retour à soi et de la fin d'une indentification destructrice ? De ce point de vue-là, je serais presque prêt à défendre le film. Mais cela ne va pas de soi. Il eût fallu plus d'élégance, que le trait soit moins forcé, moins grossier car, avec cet objet cinématographique difficilement identifiable, Marina de Van, enrobant son propos abscons d'une lourde couche de ridicule, a réussi le pire : destituer ses deux muses d'une part de leur beauté.
15:39 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31 mai 2009
Fuir la chaleur dans les salles obscures...
C’est un temps à aller au cinéma. La semaine passée, l’ascension m’a permis de me réfugier aux « Galeries » de Lausanne et de combler un manque de cinéma…
Les films de Cannes arrivent
bientôt, et Dieu sait si Haneke, Resnais ou Audiard me fon saliver. Déjà deux films présentés sur la côte d’Azur dans les salles helvétiques : Vengeance et Los Abrazos Rotos. Le premier, réalisé avec beaucoup d’élégance et de style, par Johnnie To, met en scène un Johnny Hallyday prodigieux en… Johnny Hallyday. Et oui, les rôles de truand lui collent à la peau, et il est difficile de le voir autrement qu’en rockeur à la voix grave. Son regard perçant, cette peau tannée, tatouée, font de lui l’acteur parfait pour un tel rôle. Ayant perdu sa fille jouée par Sylvie Testud (qui meurt si rapidement que l’on n’a pas l’occasion de la voir jouer réellement (tant mieux)), il se bat, « gun » à la main, contre la pègre chinoise, mais
également contre sa mémoire et son passé qui lui filent entre les doigts à mesure que le temps avance. Magistral, a-t-on envie de dire en sortant de la salle. La « chinese touch », qui mêle, à un moment sublime du film, une sorte de Hanoi humain comme une hallucination à des scènes d’action bien viriles, fait de cette Vengeance un film qu’il faut voir en tant que bon film, et non comme une curiosité, ce à quoi la présence de Johnny en tête d’affiche pourrait inciter, évidemment.
Le dernier Almodòvar est magnifique, bien sûr. Que dire devant tant de charme, face à ces fresques amoureuses bigarrées, ces enchevêtrements de l’histoire qui font tout le sel d’un scénario d’Almodòvar ? On pense à La Mauvaise Education, mais également à Volver, qui mettait déjà en scène la
belle Penelope Cruz. Malgré les déchirements, les drames, l’Espagnol distille, entre ses personnages qu’il dirige savamment, un raffinement exceptionnel, un souci esthétique qui fait rayonner, irradier chaque acteur d’élégance, mais surtout de féminité. (On apprécie, en plus, le mélancolique Werewolf, de Cat Power, qui sublime la B.O. !)
Mais il n’y a pas que Cannes, dans le cinéma ! J’ai également acheté ma place pour Millénium, d’après le livre du bien malchanceux Stieg Larsson, qui ne pourra jamais avoir avec quel brio son roman a été mis en images. C’est l’occasion, en plus de suivre cette enquête policière haletante, de découvrir une actrice que le cinéma américain va certainement vouloir dans
son camp, Noomi Rapace, qui incarne la mystérieuse et teigneuse Lisbeth Salander. C’est ce qui s’appelle un film à couper le souffle. A voir.
A essayer, aussi, Les Murs Porteurs, un premier film touchant et prometteur de Cyril Gelblat. Miou-Miou et Charles Berling gravitent autour d’une mère que la mémoire est en train de quitter. La retrouvant dans la cour de l’immeuble parisien de leur enfance, ils rient et pleurent en se remémorant, à leur tour leur enfance, jusqu’à devoir faire le deuil de la mémoire maternelle alors que leurs vies prenaient toutes les deux un tournant décisif.
Et, pour finir, un des derniers films de la présidente du Festival, Villa
Amalia de Benoit Jacquot, l’adaptation du roman de Pascal Quignard. Huppert ne change pas vraiment de créneau. Encore une fois, elle est un peu folle, imprévisible et silencieuse. Décidant de changer de vie, de quitter son mari et de mettre fin à une brillante carrière de concertiste, elle vend son appartement parisien pour une destination italienne, une côte magnifique face à la Méditerranée que surplome la Villa Amalia, dans laquelle Isabelle Huppert élit domicile. Quête de soi par l’éloignement et l’abandon de tout souci, de toute contrainte, mais également de toute attache, Villa Amalia est un film un peu à part, curieux, mais surtout très beau.
14:54 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : almodovar, huppert, millénium
16 mars 2009
Au temps où les désillusionnés de Mai 68 croyaient encore en l’an 2000
En ce moment se déroule, à la Cinémathèque suisse de Lausanne, une rétrospective des films du cinéaste genevois Alain Tanner, considéré comme l’alter ego de Jean-Luc Godard. Né en 1929, Alain Tanner a bâti une œuvre qui compte plus d’une vingtaine de longs-métrages. Principalement
connu pour son film La Salamandre, avec Bulle Ogier, Alain Tanner a beaucoup œuvré pour le cinéma suisse, s’étant notamment associé à Claude Goretta et à Michel Soutter afin de promouvoir les jeunes cinéastes helvétiques. Samedi soir était projeté Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000, film de 1976, que la Cinémathèque redonnera jeudi 19 mars.
Ce film, chronique post-soixante-huitarde, met en scène une foule de personnages aux caractères différents et très marqués, représentant tous plus ou moins les figures d’une certaine classe sociale et de quelques idéaux. Des paysans (Roger Jendly et Dominque Labourier) au prof d’Histoire (Jacques Denis), en passant par un correcteur blasé (Jean-Luc Bideau), Tanner fait se croiser ces personnages aux désillusions amères, aux velléités de révolution politique et économique. Leurs cris de révoltes noyés dans un capitalisme qui gangrène tout sans que personne n’y puisse rien faire, ils agissent comme ils le peuvent pour contenter leur petit besoin inassouvi de rébellion, de
contestation. Mai 68 ? « Des pets dans l’eau ! », s’écrie Jean-Luc Bideau. Mais même s’ils tapent quelques fois du poing sur la table, la résultat final est, mieux que la résignation, l’espoir du changement, placé en Jonas, nouveau-né qui aura 25 ans en l’an 2000. D’une Miou-Miou très jeune, petite hors-la-loi blonde platine en rupture de ban, à un Jacques Denis génial en professeur passionné, tous les débats sont donc permis. Mais, en filmant ce melting pot intéressant de personnes ordinaires ou totalement uniques, Alain Tanner n’en a peut-être pas suffisamment maîtrisé le foisonnement idéologique et culturel qui conduit parfois son film à désaccorder les voix entre elles. Toutefois, cet éventail énergique, bien que désenchanté, divertit le spectateur par son humour et sa spontanéité. Filmé dans la banlieue de Genève, des murs de béton gris jusqu’aux premiers pâturages, ce film réjouit, autant par l’originalité de son scénario que par ce qu’il est, aux yeux du cinéphile helvétique : l’affirmation d’une indépendance et d’une santé qui, de Godard à Ursula Meier, font resplendir le cinéma suisse.
17:28 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
12 avril 2007
Ensemble, c'est tout
Tout le monde attendait le film adapté du roman d'Anna Gavalda, Ensemble, c'est tout. Ce film n'a pas offert aux deux acteurs principaux des rôles très différents de ceux qu'ils ont précédemment joués. Audrey Tautou est une jeune
femme un peu déboussolée et Guillaume Canet un jeune motard rebelle. Avec toutes les critiques négatives qu'Ensemble, c'est tout a récoltées, on n'ose pas tellement dire que l'on a aimé. Pour une fois, je ne veux pas trop analyser. Le film avance plutôt bien, malgré quelques scènes un peu trop gentillettes, on est attendri. La douceur d'Audrey Tautou est agréable avec cette dégaîne malhabile, c'est plutôt mignon.
![]()
Laurent Stocker n'est pas très gâté... Il a un rôle de dandy noble et bègue qu'on laisse de côté dans la deuxième partie du film pour mettre en lumière l'union cousue de fil blanc des personnages de Tautou
et de Canet.
Mais, halte! J'apprends que Claude Berri pensait d'abord à Charlotte Gainsbourg pour le rôle de Camille. C'est sûr, le film aurait moins été doucereux avec Charlotte mais le rôle nécessitait, selon moi, un minimum de candeur et de simplicité qui ne sont pas l'apanage de mademoiselle Gainsbourg qui a de toute façon dû renoncer à jouer deux mois avant le tournage, pour cause d'accident de snowboard. Audrey Tautou a donc été choisie comme remplaçante mais a été confrontée à Ludivine Sagnier qui n'a finalement pas été prise. D'ailleurs, j'en suis soulagé. Dans 8 femmes, elle était excellente, mais dans le lubrique et inintéressant Swimming Pool, l'égérie de Ozon a été victime de la vacuité soporifique du film. Je l'aurais difficilement vue avec Françoise Bertin qui allait de pair avec Miss Poulain.
NB : Claude Berri était dépréssif au moment du tournage et a dû être assisté...
14:20 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
03 avril 2007
Le Come Back - Film
Alex Fletcher ( Hugh Grant ) un chanteur de pop devenu has-been est prédéstiné à ne plus chanter qu'à des Bar Mitzwah a la chance de revenir sur le devant de la scène grâce à une jeune star en vogue ( un mélange de Britney Spears et de Paris Hilton ) qui lui propose de leur composer un duo. Seul problème : cela fait dix ans qu'Alex n'a plus écrit de chansons. Mais la jeune femme qui s'occupe de ses plantes ( Drew Barrymore) va se révéler être une brillante parolière... ![]()
Avec ce casting, le film ne pouvait être qu'une comédie romantique. Les deux acteurs sont à fond dans leur genre et sont évidemment excellents. Drew Barrymore est maladroite, fait quelques minauderies, le tour est joué. Quant à Hugh Grant, il a cette attitude du sex symbol à la chemise ouverte plutôt insupportable, on baigne dans leur style. L'histoire tire parfois vers le mièvre mais le fond pop délicieusement rétro ne laisse pas indifférent. La première scène, le clip du fameux groupe d'Alex Fletcher est plutôt réussi, on baigne totalement dans la pop des 80's. Malgré que tout soit très prévisible, comme cette fin "à tomber parterre..." c'est un bon film.
20:25 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 mars 2007
La Môme
A aller voir de toute urgence, le film "La Môme" est époustouflant. On est à Paris, en Normandie, à Grasse, on voyage avec Edith, grâce à une ciné-biographie éclatée. On passe donc de sa petite enfance à la fin de sa vie, de l'interprétation d'une chanson sur scène à l'époque de ses dix ans... Une façon plutôt maligne de ne pas lasser le ![]()
spectateur et de lui en mettre plein la vue. Edith Piaf, interprétée par Marion Cotillard, est comme revenue à la vie et, à la fin du film, on a du mal à revoir dans sa tête l'image du visage de la vraie môme, tant l'image de l'actrice nous hante et nous obsède. En effet l'actrice est si bluffante, si impressionnate qu'on en reste le souffle coupé. Les mimiques, les attitudes, la tenue d'Edith Piaf, TOUT est respecté et savamment ajusté par Marion Cotillard, qui joua certainement le rôle de sa vie. Elle nous tient donc en haleine, accompagnée par une myriade d'autres excellents acteurs à qui, inévitablement, elle fait un peu d'ombre.
14:30 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 décembre 2006
Fauteuils d'Orchestre - Film
Paris, Avenue Montaigne. Les stars se précipitent dans le Bar des Théâtres, où Jessica (Cécile de France) vient de se faire embaucher comme serveuse. Elles se pressent, se bousculent, et se brisent. Une actrice de télévision trop populaire à son goût qui rêve de cinéma (Valérie Lemercier), un grand pianiste qui veut faire de l'humanitaire et jouer devant des gens "qui n'y connaissent rien" (Albert Dupontel) ou encore un homme richissime atteint d'un cancer qui vend toute sa collection d'art comme un dernier soupir (Claude Brasseur). Fauteuils d'Orchestre, un très beau film, nous fait courir derrière ses quelques personnalités, nous révélant leur sensibilité, leurs failles et leurs doutes. Avec une Cécile de France très craquante, la confidente attitrée qui a fait connaissance avec tout le monde grâce à sa spontanéité et à son culot, ce film est une réussite. A ne pas manquer, la réplique culte de Valérie Lemercier sur Simone de Beauvoir, dans son franglais de plus singuliers...
Cécile de France est actuellement à l'affiche de Mauvaise foi, le film de Roschdy Zem.
07:45 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18 novembre 2006
Le Prestige
Londres, au début du siècle dernier...
Robert Angier et Alfred Borden sont deux magiciens surdoués, promis dès leur plus jeune âge à un glorieux avenir. Une compétition amicale les oppose d'abord l'un à l'autre, mais l'émulation tourne vite à la jalousie, puis à la haine. Devenus de farouches ennemis, les deux rivaux vont s'efforcer de se détruire l'un l'autre en usant des plus noirs secrets de leur art. Cette obsession aura pour leur entourage des conséquences dramatiques...
![]()
Un film qui porte fort bien son titre, une petite merveille des plus délicieuses avec un très beau casting illuminé par la belle Scarlett Johansson dont l'actualité cinématographique est d'ailleurs impressionnante.
21:18 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20 octobre 2006
Le diable s'habille en Prada
Rythmé, élégant, classe, luxueux... Ce film est une merveille dans son genre, c'est indéniable. Mais le superficiel déborde de tous les côtés... gare à l'overdose! Très "glamour", Anne Hathaway et Meryl Streep composent un duo tout à fait réussi. Un peu plus d'humour et de fantaisie auraient pourtant étés les bienvenus. Enfin, cela reste un bon film, de l'américain comme il se doit. Meryl Streep est excellente et Anne H, séduisante, arbore des colliers Chanel tout à fait somptueux.
Après les deux heures que dure ce film, on a les yeux carrés, pas à cause de la forme de l'écran, mais à cause de "carrés" Hermès qui virevoltent et font tourner la tête...
19:10 Publié dans 7ème Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Film









