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25 août 2007

Je ne connais pas ma force - Stéphanie Hochet

229abc5e7946d708ec7e25a825524c7c.jpgAuteur de plusieurs romans dont Moutarde douce (Robert Laffont, 2001) et Les Infernales (Stock, 2005), Stéphanie Hochet, pour cette rentrée littéraire, publie, chez Fayard, Je ne connais pas ma force.

Ce livre est le récit d'une guérison. Karl Vogel, un adolescent de 15 ans, est hospitalisé, il est atteint d'un cancer. Très vite, dans son piteux état que la chimiothérapie n'arrange pas, Karl voue un culte à la parfaite santé qu'il espère retrouver, se passionnant pour l'athlétisme, dans une contemplation passionnée des corps puissants et forts. Mais, n'ayant aucun don pour le sport, cloué dans son lit, il s'intéresse à un autre moyen de posséder, de conquérir : la domination, et pas n'importe laquelle puisque Karl Vogel se réfère à l'idéologie nazie pour endoctriner ses compagnons de chambre. En effet, par ses lectures provocantes, Soljénitsine, par exemple, le jeune Karl a développé un goût immodéré pour la violence, entraînant également une fascination pour la mort. Séduit par l'idéologie d'extrême droite, il vainc sa maladie et devient maître de lui-même.

La plume magnfique de Stéphanie Hochet, par son vocabulaire bigarré de splendides tournures, nuit au roman puisqu'il s'agit d'un récit en "je" et qu'on imagine fort mal un adolescent s'exprimer ainsi, même dans ses pensées. De plus, ce roman donne l'impression que Stéphanie Hochet n'a fait que survoler son sujet, un véritable cas de pédopsychiatrie, bien que fort rare, faisant étalage de références germaniques à foison, sans vraiment atteindre le coeur de la problématique. Néanmoins ce projet fort intéressant rend la lecture intense, et c'est plus qu'il n'en faut pour un roman.

Commentaires

Voila un commentaire complètement hors sujet, mais pas sans importance^^ Content de voir que tu recommence fort après ces quelques jours d'absence. ;)

Ecrit par : Marc | 25 août 2007

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