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31 mars 2008
Chroniques de l'asphalte 2/5 - Samuel Benchetrit
Samuel Benchetrit est cinéaste. Il a également publié quelques livres dont Récit d'un branleur. En 2005, il a publié le premier tome de ses Chroniques de l'asphalte, dans lesquelles il raconte son parcours social décapant. Voici une critique du deuxième volet des aventures de Benchetrit :
Il y a de quoi rire, à la lecture de ce deuxième volume des pérégrinations de l'auteur dans la vie active. Débutant par l'arrivée à Paris du narrateur, le livre est un enchaînement de saynètes plus ineptes les unes que les autres. Au programme, donc, de cette ignominie, un vulaire
rapport gérontophile entre un aide-soignant et une vieille dame, des vomissements intempestifs et la révoltante sodomie d'une princesse écervelée. Autant dire que Benchetrit ne fait pas dans la dentelle. Mais ce livre, qui se veut pompeusement le deuxième d'une série de cinq livres autobiographiques, révèle la totale absence de propos de son auteur qui, à grands renforts d'onomatopées insupportables en majuscules, tente d'étoffer un peu cet aberrant recueil d'inanités. Se risquant à esquisser un navrant acabit de portrait social, Benchetrit s'enfonce dans son excessive décadence, dans son langage ordurier qui voudrait tant que ce livre heurte les puristes et les sages petits lecteurs, fier d'amener de sa banlieue son verbiage caractéristique qui, au demeurant, fais plutôt penser à celui de la jeunesse dorée de Neuilly-sur-Seine. Le comble de sa démesure : "Bench", se réclamant de Lautréamont, de Nerval et de Baudelaire, ébauche quelques "poèmes" d'une logorrhée qui n'emprunte à la poésie que sa présentation dactylographique, dans un écoeurant accès lyrique, ne faisant finalement que débiter d'autres insanités. Resteront dans nos mémoires : "Eh Maman, où est mon prépuce ?", "Le chien est l'avenir de l'homme" ou encore "Vroom vroom". Quand les sempiternels soupirs des écrivains "wanna-be" pourront-ils enfin cesser ?! Quand des maisons aussi respectables que Julliard publieront-elles des ouvrages avec d'autres critères que celui du pouvoir télégénique de l'auteur ? ...
Benchetrit, sa vie, son oeuvre sur cinq volumes ? La torture à l'état pur. D'une telle sottise que, dans sa médiocrité, il n'arrive même pas à la cheville du livre de Boris Bergmann, le parigot de 15 ans édité par Scali. Une insurrection littéraire est nécessaire. Pire : vitale.
23:18 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livres, livre, roman, ecrivain



























Commentaires
Eh ben, le voilà habillé pour l'hiver... Je n'ai pas lu ce second opus mais le premier m'a bien plu, et son dernier film également, il y avait longtemps que je n'avais pas ri au cinéma et vraiment "J'ai toujours rêvé d'être un gangster" est à mon avis un excellent film...
Ecrit par : Ys | 30 avril 2008
Je suis absolument contre cette critique qui n'a d'autre but que de "casser" un jeune auteur bourré (à mon humble avis) de talent qui s'eeforce d'écrire comme il pense.Aprés m'être régalée des deux premiers tomes de ses "Chroniques de l'asphalte",j'en attend les suivants avec impatience.
Le livre n'est pas "vulgaire" sans but:d'aprés moi,si Samuel a choisi ce language c'est pour retranscrire au mieux ce qu'il a vécu...
Je préféère m'arréter là,au risque de passer pour une fan inconditionnelle de ce grand écrivain et cinéaste...
Ecrit par : Laurie | 10 mai 2008
Chère Laurie,
Loin de moi l'idée de "casser Samuel Benchetrit". Ayant ouvert son livre avec intérêt, j'ai été choqué de la pauvreté de son propos qui, il faut en convenir, ne contenait qu'une désagréable série de vulgarités.
Vous avez aimé ses deux livres. Tant mieux pour vous, vous n'avez au moins pas perdu votre temps.
Qu'il ait "choisi ce langage, bon, passe encore, mais pour "retranscrire ce qu'il a vécu"!? S'il a réellement vécu tous ces événements qu'il relate (ce que je n'espère pas pour lui...), il est désolant de constater qu'il a choisi dans sa pauvre vie inepte une scène de sodomie avec une princesse éplorée.
Les lecteurs en jugeront par eux-mêmes...
Ecrit par : Ephémerveille | 11 mai 2008
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