06 février 2009
Le dernier Pages, attendu et décevant
On l’avait compris dès la parution Je mange un œuf, Nicolas Pages n’a guère envie de faire « comme tout le monde ». Bon nombre de lecteurs furent quelque peu désappointés par le style de ce premier livre, paru sous l’égide de Pierre Keller, à l’Ecal, et repris ensuite par J’ai lu. Longue évocation dont le seul intérêt, au demeurant, était celui du côté novateur de ce concept, ce premier livre avait éradiqué toute expression psychologique. Pourquoi pas ?
Plus d’une décennie plus tard, Nicolas Pages, qui a fait paraître trois autres romans entre temps, nous revient avec I love New York, chez Flammarion. Une fois encore, Pages s’écarte des sentiers battus. Sous la forme théâtrale, il fait se télescoper les destins de ses trois personnages, Arnaud, Vincent et Lucas.
Du récit d’un road movie américain, à celui des nombreuses nuits fiévreuses d’alcool, de sexe et de défonce, ces trois amis francophones, en deux temps, refont le monde et évoquent, émus, les souvenirs impétueux de leur folle jeunesse aux USA.
Un peu loosers, à côté de leurs pompes, les trois héros de Nicolas Pages avaient beaucoup à se dire. Mais se livrent-ils réellement ? On a de la peine à s’attacher aux personnages de ce récit hautement cocaïné qui, s’il annonçait les prémisses d’une certaine mélancolie amoureuse par Vincent - la voix du monologue de la courte première partie du livre -, témoigne d’une pauvreté certaine. Littéraire, cette fois-ci.
Mais, bien que les dialogues d’I love New York aient peu d’intérêt, on imagine néanmoins les années new-yorkaises de Vincent, les nombreuses rencontres et la partie du trip de Vincent et Lucas, que Nicolas Pages ne nous livre pas. Ce qui aurait fait un roman à la narration classique très simple est passé à la trappe. Nicolas Pages laisse au grenier les meilleurs souvenirs de ses personnages pour nous livrer, sur un fond d’amitié dont on ne connaît que trop peu les fondements, une suite de bribes. Et, de la bouche de ces personnages, dont l’expression, qui se voulait très orale par l’auteur, est plutôt mal retranscrite, on déplore quelques fâcheuses fausses notes dans ce récit américain. A trop vouloir biaiser la forme de son écriture, Nicolas Pages manque sa cible. N’est pas original qui veut. I love New York résonne comme une conversation qui aurait peut-être dû rester privée… Et la lecture de ce livre est oubliée en quelques instants, comme on s’efforcerait d’oublier une ligne de coke mal coupée.
17:00 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, livres, livre, auteur, écrivain










Commentaires
bonne continuation a ce blog et a tous les écrivains de la terre , sans eux , plus de reveries, plus de savoir
Ecrit par : vkarole | 09 février 2009
hum! rien d'attirant dans ce livre.
Ecrit par : pom' | 11 février 2009
Bonjour,
Je soumets mon roman à votre critique.
https://www.zizole.blogs.psychologies.com/EUPHRASIUM
"Emma ou la rage de vivre"
Editions Amalthée.
Référencement en cours. Pour ceux qui le désirent: commande possible déjà à la FNAC.
Voir lien ci-dessous.
http://livre.fnac.com/a2620536/E-Calmont-Emma-ou-la-rage-de-vivre?OriginClick=yes
http://www.fnac.com/redir/emailing.asp?PRID=2620536
Et à :
http://www.cdiscount.com/search/calmont%20euphrasie/s-105.html?navid_nav=101
« Ils disposaient d’eau et d’une étendue de terre. De quoi avaient-ils besoin d’autre pour vivre ? Mais rien, absolument rien pour le moment. »
Emma à neuf ans. Avec ses joies et ses questionnements sur la vie, elle mène une existence au cœur d’une rizerie, en compagnie de ses camarades. De l’école à l’église, sans oublier les fêtes au village, camaraderie, amitié, solidarité, combativité dans le respect sont peintes comme des armes inoffensives et indispensables au bonheur ! Emma ou la rage de vivre s’ouvre sur un hommage aux ancêtres. Dans cet ouvrage, humanisme et optimisme sont mis en valeur , il s’agit d’une véritable philosophie de la vie.
Résumé:
Le passé dessine les contours du futur. Ainsi l’histoire ici racontée dans Emma ou la rage de vivre s’ouvre-t-elle sur un hommage aux ancêtres. En 1624, un groupe d’hommes, fuyant des guerres, s’élance à la recherche de terre pour construire un village de paix et d’unité.
De ces ancêtres audacieux et acteurs de leur vie, naît Emma dix-sept générations plus tard. Héritière de ce passé de braves hommes, dotée d’une curiosité à toute épreuve, Emma nous est présentée dans sa relation à la vie. Emma et ses camarades s’approprient le monde des adultes et évoluent à leur aise. A la rizerie, aux fêtes du village, au bal des collégiens, au marché, à l’école, dans les grands événements de la vie telles la maladie, la mort, Emma et ses amis sont sous nos yeux, toujours comme des acteurs selon leur degré de compréhension. Rien ne les freine. Dans leur monde, on peut parler même aux oiseaux. Oui, tout devient possible avec Emma et ses camarades. Les pluies diluviennes qui les gardent à l’école pour une nuit sans crier garde, donnent lieu à des mises en scène de joie. Et tous sont entraînés dans de tels élans quelles que soient les circonstances.
Des enfants, mais des enfants tout à fait raisonnables comme des adultes, on dirait. Emma nous mène dans un monde d’éveil et émerveillement en toute chose. Et la curiosité, l’amitié, l’émulation, la joie, le respect de l’autre … donnent accès au bonheur immédiat. L’émerveillement et la curiosité qui animent ces enfants semblent prolonger ce bonheur dans le futur. En cela, Emma ou la rage de vivre est un ouvrage axé sur l’humanisme et l’optimisme. Les aptitudes à ces valeurs se retrouvent ou en tout cas, sont accessibles aux enfants de tous les pays. Aussi pouvons-nous dire que Emma ou la rage de vivre est un ouvrage résolument tourné vers le futur et sur le monde.
Ecrit par : EUPHRASIUM | 11 février 2009
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