08 septembre 2009
Je vous salue Mylène...
Avant même l'arrivée de la nymphe Mylène Farmer, tout ce qui agace ses détracteurs figure dans le décor. Une scène gigantesque orne le stade froid de Genève, bordé par l'autoroute, et sur lequel la pluie est tombée toute la journée. La chanteuse s'est fait attendre. Un an que ses fans se sont procurés leur précieux sésame, ayant fait saturer les billetteries virtuelles. Le stade se remplit, cathédrale à ciel ouvert, et Mylène Farmer, vamp irrésistible, poupée au sourire figé, attend la nuit pour paraître. Bien du temps a passé, une heure de plus que celle indiquée sur les billets roses. Mais les adeptes n'ont pas leur mot à dire. Nous sommes en avance, elle arrive à point.
Pleine de grâce
Je vous salue, Mylène. Par les cris, les larmes, la foule gronde de son fanatisme incontrôlable. Et soudain il n'y a qu'elle. Vos fans sont
avec vous! Petite figurine diaphane pour les uns, minuscule point roux pour les autres, Mylène Farmer, auréolée de sa chevelure fauve, apparaît. De quoi s'agit-il ? D'une renaissance ? D'une mise à nu ?
On se rappelle les images symboliquement très chrétiennes de ses derniers concerts en 2006, allant des nombreux crucifix à ce rouge sang omniprésent. Mylène - soyons intimes - entrait en scène les paupières closes, couchée dans un sarcophage de verre et d'or, comme une Blanche-Neige diaphane dans son cercueil. Descendant du ciel, Mylène Farmer renaissait. Cette fois-ci, en guise d'entrée triomphale, Farmer est emprisonnée dans un squelette d'argent. Une fois ce dernier ouvert, elle apparaît dans un costume d'écorchée vive, exhibant ses entrailles. A cœur ouvert, en somme. Elle chante alors un Paradis inanimé. Est-ce donc l'heure de notre mort ? Vous nous perdez déjà, Marie-Mylène, dans votre étrange mystique. A l'importe-pièce, disent les contempteurs. Nous, on veut encore y croire.
Muse ou égérie ?
Si Mylène Farmer est souriante, heureuse de communier avec son public qui récite ses chants par cœur, comme des fidèles le feraient, leur psautier à la main, la mort rôde, plane sur la scène.
Au centre de cette fascination morbide, un seul espoir : l'amour. Seul son Orphée pourra tirer cette rousse Eurydice des enfers. Mais c'est à pile-ou face car, vue de dos, comme elle le chante dans Pourvu qu'elles soient douces, Mylène Farmer a le visage de la mort, sculpté dans sa coiffure soyeuse, par ailleurs piquée de crucifix.
Qui gagnera ? La mort ou l'amour ? En noir et blanc, un échiquier s'anime sur l'écran géant. On pense au Septième sceau, de Bergman, et l'issue du film nous revient, qui donnait la Mort gagnante.
Mais, pour l'heure, la douce diablesse semble prête à défier les enfers. En nuisette de soie rouge, aussi sexy qu'un ciel de Californie, la chanteuse a le sang chaud. Appelle mon numéro, clame-t-elle, insouciante.
Dégénération
Mais voilà... La reine ne tiendra pas la distance. Malgré sa splendeur, malgré cette somptueuse robe aussi blanche que celles de son inspiratrice Emily Dickinson, à laquelle elle a emprunté bien des vers, Mylène s'essouffle, trébuche. Un voile (de fumée ?) s'est posé sur cette voix qui, autrefois, parvenait à escalader les aigus cristallins d'Ainsi soit je. Reine déchue ? Surtout pas ! Malgré ses faiblesses, Mylène est soutenue par ses disciples. Mais l'idole, elle, semble toutefois bien lucide. Prémices d'une Dégénération...
Humblement, la belle de nuit se retire, saluant son public du haut de son escalier, le cou caché dans une grande écharpe noire, comme pour protéger les derniers éclats de sa voix du froid de l'oubli. Sous la pleine lune, l'oiseau s'envole. Et, enivré par sa beauté, on est, en même temps, effrayé de voir la pureté de sa voix s'éteindre. Et si Mylène ne revenait pas ? A chaque fois qu'elle regagne l'ombre, l'incertitude de son retour, c'est de sa faute, résonne toujours avec la mort.
La nuit sera bien longue...
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19 avril 2007
Polar - Jour Blanc
Pour son quatrième album, ce chanteur dont on n'avait jamais entendu parler, décide de chanter dans la langue de Molière. D'origine irlandaise et suisse allemande, Polar a eu l'honneur d'enregistrer des chansons écrites par Christophe Miossec. Ils se sont donc retrouvés dans une maison Lausannoise pendant deux semaines et ont composé les magnifiques chansons de l'album Jour blanc. Egalement soutenu par Cali, il a réalisé quelque chose de très intéressant, avec une pointe d'accent, intimiste et folk. Le cri, Le brasier, Le chalet, des chansons d'hiver que la voix d'Eric Linder alias Polar réchauffe comme le feu de cheminée de son chalet. Le vent souffle sur ce beau mélange de guitares qui murmure à notre oreille de suivre les traces de Polar, dans la neige...
19:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Scène française
20 mars 2007
Boucle - Claire Diterzi
Sensuel, intimiste, l'album de Claire Diterzi s'écoute en Boucle. Cette femme âgée de 35 ans,
mariée, deux enfants, suprend par sa douceur qui vire parfois au rock tirant sur le baroque, faisant penser à Emilie Simon, Robert ou encore Björk. Elle ne laisse pas indifférent avec sa chanson Infidèle ou elle multiplie des effets de voix magnifiques. Auteur, compositrice et interprète, madame Diterzi grave délicatement avec quelques fêlures si charmantes un timbre original sur cette Boucle dont on ne peut pas se lasser. Avec sa guitare électrique, un xylophone ou un son électro, Claire Diterzi enchante et berce indiciblement...
13:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Musique
05 mars 2007
Totem - Zazie
Fini le Rodéo, Zazie descend de son cheval et se hisse en haut de son Totem. Elle reste dans ces sonorités électro mais fait mieux que son avant-dernier opus. Et Des Rails n'est pas la meilleure chanson, c'est d'ailleurs très dommage qu'elle soit le premier single de l'album. Le reste est encore mieux. Zazie chante avec Paolo Nutini une chanson simplement appelée "Duo". Elle se révolte avec candeur dans "Na" et désepère de n'avoir rien fait dans "J'étais là", face à la misère, à la violence. "J'étais là pourtant, j'étais là. Et je n'ai rien fait". Et Sol en Si !?
Une escapade, un bol d'air pur, que Zazie illustre avec de splendides images de nature.
05:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 janvier 2007
No promises - Carla Bruni
Sur un fond folk, Carla Bruni revisite les poètes anglophones avec cette voix si suave qui ne fait que vous poursuivre après l'écoute du disque. Avec une nonchalance sensuelle qu'on lui connaît si bien, Carla sort cet album, No promises, juste après qu'on ait entendu en boucle Le plus beau du quartier, qui rendait musical le corps d'Emmanuelle Béart, dans la publicité H&M. Mais cet album en anglais est un peu différent du premier. L'harmonica va très bien avec la voix acidulée de l'ex-mannequin. Those dancing days are gone mais c'est un plaisir de s'en rappeler avec Carla Bruni, qui, en plus de ce bel album, apparaît sur des photos splendides et pourtant si simples. Dans cet appartement à la bohème, avec cette vieille radio, la guitare, les feuilles volantes et la chanteuse qui lit sur un petit coussin de velours. Rien que pour la photo, le disque fait envie...
14:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique
11 janvier 2007
Gwen Stefani - The Sweet Escape
Toujours pétillante et étonnante, tout autant que son interprète, la musique de Gwen Stefani n'en finit pas de nous impressionner. The Sweet Escape, le deuxième album solo de l'ex-chanteuse de No Doubt est réussi.
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Avec pourtant une couverture étrange (Gwen porte des lunettes très ... rétro) l'album mélange des rythmes et sonorités en tout genre, avec en plus la voix si particulière de la belle Gwen. Dans un genre pop indéfini, la belle blonde nous emmène avec elle dans sa si douce escapade musicale. Un brin superficielle, mais talentueuse, mademoiselle Stefani nous épate pour la deuxième fois (après un premier album génial, Love Angel Music Baby) dans son style carrément décalé.
16:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 décembre 2006
L'eau - Jeanne Cherhal
Eclaboussant, le dernier album de Jeanne Cherhal, "L'eau", inonde les présentoirs des disquaires, simplement turquoise.
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Alors, évidemment, si vous avez écouté les deux autres albums, vous vous êtes rués dessus. Et, même si vous ne la connaissez pas encore, vous céderez au malicieux petit album de Jeanne. Comme toujours, c'est excellent. Celui-ci est un peu moins déchaîné que les autres, un peu plus calme. Les textes sont moins désopilants que les précédents, mais sont toujours aussi frais et vous font sourire à chaque refrain.
Imbattable à son piano, Mademoiselle Cherhal nous en fait un peu moins voir de toutes les couleurs, "L'eau" reste dans le bleu, mais, néanmoins, en déploie toutes les sortes, du bleu roi au bleu ciel.
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23 novembre 2005
RoBERT-Unutma

06:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 octobre 2005
Tôt ou Tard, l'abum des artistes du label
Album du label Tôt ou Tard
En effet, l'album créé par le label réunit tous les aristes de ce dernier pour créer un disque authentique, une musique autre de celle que l'on entend communément sur les ondes populaires.

L'album réunit entre autres:
Jeanne Cherhal
Vincent Delerm
Jacques Higelin
JP Nataf
Thomas Fersen
Têtes Raides
Lhasa
et plein d'autres...
Des duos et des trios entre ces artistes parfois peu connus, bref une "synthèse" de cette musique propre à ces chanteurs talentueux.
Ainsi, Jeanne Cherhal et Thomas Fersen chantent "le barmaid"
Elle chante aussi "la rousse au chocolat" avec Higelin
et Delerm accompagné par Lhasa interprètent avec brio une chanson superbe du nom de "fiancés".
Une véritable réussite en deux CD, de quoi réjouir les "vrais de la musique"!
12:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









